
Corinne Van der Poel-Poulidor a su jongler avec trois rôles importants dans sa vie : fille, épouse et mère. Fille de Raymond Poulidor, un champion emblématique, elle a d’abord vécu l’absence de son père pendant ses compétitions. Son mariage avec Adrie Van der Poel, un cycliste talentueux, a été un tournant. Bien qu’elle ait souvent été seule à la maison pendant ses courses, Corinne a appris à apprécier cette vie. Aujourd’hui, elle trouve un grand épanouissement dans son rôle de mère de champions, David et Mathieu, qui brillent dans le cyclo-cross. Avec le temps, elle a aussi redécouvert sa passion pour le vélo. Elle partage même des moments de complicité en roulant régulièrement avec une amie, profitant des joies du cyclisme. Cette passion familiale pour le sport lui apporte un équilibre et une satisfaction personnelle.
Je suis toujours la maman française
Corinne Van der Poel-Poulidor a fait le choix d’une vie à la frontière belgo-néerlandaise par amour, laissant derrière elle le Limousin. Elle partage son ressenti : Ça n’a pas été facile de me déraciner . Malgré les années, elle se sent toujours perçue comme la Française par beaucoup, tandis que son mari, Adrie, est considéré comme à moitié Français. Dans leur famille, la communication est unique : On parle moitié moitié , dit-elle en souriant, révélant une belle mixité linguistique où le Français et le Néerlandais se mélangent. Cette richesse culturelle témoigne de son parcours et de son attachement à ses racines tout en s’intégrant à une nouvelle vie.
Les liens forts entre nos fils
La relation entre les frères Van der Poel est marquée par un soutien mutuel constant. Leur mère souligne que malgré les défis, ils s’entraident à l’entraînement et se motivent. Voici quelques points clés sur leur dynamique :
- Mathieu est plus expressif et partage ses émotions, tandis que David, à l’image de son père, garde ses sentiments pour lui.
- Ils doivent parfois relativiser les victoires de l’un, surtout lorsque l’autre ne performe pas comme prévu.
- Leur mère ressent l’état d’esprit de ses fils avant la course, ce qui l’aide à anticiper leurs performances.
- Les discussions sur la course se font après l’événement, permettant de gérer les émotions.
Cette harmonie familiale est essentielle pour leur succès et leur bien-être en tant qu’athlètes.
Avant une course, pour Mathieu, c’est pâtes, jambon et ketchup
Avant chaque course de cyclo-cross, un rituel familial s’installe. À midi, Mathieu privilégie un repas de spaghettis, jambon et ketchup, qui fait partie de sa préparation. Sa mère, Corinne, souligne que ce moment est crucial pour lui. Le dimanche soir, il se permet de profiter de ses envies, avec des frites ou des sushis. En dehors de la diététique, elle décrit Mathieu comme étant casanier, préférant l’ambiance du cyclo-cross à d’autres activités. Bien qu’il ait un tempérament relax, il a également traversé des moments difficiles, comme sa blessure au genou, où il a dû rester alité. Les liens familiaux sont forts, notamment avec leur grand-père, qui est toujours impressionné par l’ambiance des compétitions. Ce soutien mutuel est essentiel pour leur parcours dans le cyclisme.